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À, à, à la queu-leuleu...

 
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Lord Galwyn
Amiral

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MessagePosté le: Dim 21 Aoû - 12:37 (2011)    Sujet du message: À, à, à la queu-leuleu... Répondre en citant

Ça y est, ils allaient enfin partir... à cause de leurs effectifs réduit, il avait été obligé de laisser cette lavette d'Anderson seule à Théramore pour un jour ou deux et de rapatrier le Capitaine Leezan sur son navire tout neuf -ou du moins tout récemment acquis- pour pouvoir appareiller. Peu importe, l'important c'était qu'ils allaient enfin quitter ce maudit port gobelin, et cesser de se faire racketter par ces idiots de nabots à la peau-verte. Les petits rapaces étaient aussi doués pour arnaquer les gens avec des tarifs horriblement expansifs... que lorsqu'ils participaient à des jeux de hasard.

La compagnie avait de l'argent. Le pillage de la caravane orque dans le marais des chagrins, ainsi que le vol d'un coffre aux défias dans ce même marais, avaient largement permit à la Compagnie d'être à l'aise côté monnaie sonnante et trébuchante pour un moment... et il leur restait encore au moins de quoi acheter un nouveau bateau. Ce n'était pas peu dire. Mais le problème n'était pas l'argent. Le problème était les méthodes ignobles de ces infâmes nabots verts. Battre l'Amiral Galwyn aux cartes ou aux dés NE SE FAISAIT PAS, tout simplement... ce n'était pas des manières de traiter un héros que de ne pas le laisser gagner.

Un héros... si tout Gadgetzan c'était réjouit de la suppression du blocus pirate à la sortie de leur baie, et si après cet exploit on avait cessé de regarder les soldats de la compagnie avec méfiance et de se moquer de Galwyn -quelques heures du moins, concernant cette dernière affirmation...- au final, les "héros" n'avaient pas réussit à obtenir plus que quelques caisses de marchandises à bas prix. Le fait était que les gobelins, qui malheureusement étaient la principale population du port en terme de nombre, n'étaient pas complètement stupide. En fait ils étaient même assez perspicace. Aussi savaient-ils que le blocus avait été ordonné par la communauté pirate cachée plus loin dans les montagnes... et cette ''victoire'' les rendaient sceptiques et les poussaient à craindre des représailles.

Qu'a cela ne tienne... La Compagnie avait fait son devoir en traquant les pirates locaux et en s'emparant de façon efficace d'une marchandise exotique locale pour sa cargaison. Ils n'avaient plus rien à faire ici et n'attendraient pas que les pirates viennent chercher leur vengeance. Mieux encore : ils partiraient en pleine nuit, histoire de ne pas payer les frais de remise à l'eau du Portvaillant de nouveau beau comme un sous neuf.

Réveillant discrètement les hommes arrivés plus tôt dans la soirée pour le départ, Galwyn les invita à s'habiller, à prendre toutes leurs affaires, et à se glisser avec lui hors de cette maudite ville avec autant de discrétion qu'il était possible. Les cogneurs gobelins ayant la même tendance à l'arnaque que tous les autres membres de leur abject race... ils n'éprouvaient aucun remord à dormir profondément pendant leurs gardes nocturnes, aussi, il ne fut pas dur de leur passer sous le nez sans se faire prendre.

La cargaison et la Revanche de Tiffin les attendaient sur le minuscule quai juste à l'est de la ville. Là, le capitaine Leezan qui n'avait pas encore eu l'occasion de noter à quel point son navire était beau se tint en arrête pendant une seconde, les yeux brillants de fierté en constatant qu'il était Capitaine d'un véritable petit bijoux. La Revanche de Tiffin, ancien bateau pirate réquisitionné par la Compagnie au nom de la couronne de Hurlevent, était un navire de combat. Long, fin, élancé, et beaucoup plus léger que le Portvaillant et ses trois mât, il était taillé pour la vitesse. Le faible nombre de mât ainsi que la coque basse limitaient les chances de lui infliger de trop gros dégât à moins de le canarder à l'arrêt (comme son malheureux homologue dans la baie en avait fait la démonstration quelques jours plus tôt). Enfin, la chose la plus lourde à bord n'était ni les armatures métalliques visant à renforcer l'avant et l'arrière du navire, ni la cargaison qui serait chargé dans quelques instants... la chose la plus lourde à bord se trouvait être les quatorze merveilleux canons disposés à babord, à tribord et à la proue du navire. Ce poids faisait perdre un peu de sa vitesse au navire, mais en faisait également une véritable forteresse flottante parfaitement impossible à approcher.

Les hommes étaient légèrement sceptique quant à l'émotion du Capitaine Leezan, mais l'Amiral comprenait parfaitement la fierté de son subordonné : il ressentait exactement la même chose. La mer, les navires, la marine, les uniformes, et les canons... ce n'était pas juste un bon moyen de s'en mettre plein les fouilles, c'était avant tout une passion. Ceux qui ne vivaient pas leur passage dans la Compagnie comme une passion ne comprenaient pas et ne comprendraient peut être jamais l'état d'esprit de personnages comme Galwyn et Leezan. Peut être était-ce une des raisons qui en poussait certains à déserter... le manque de passion.

Tandis qu'il y réfléchissait, les hommes chargeaient la cargaison. Galwyn n'entendit pas immédiatement la question que lui posait Isenrôde.


"-Amiral ? Vous m'entendez ?
-Hein ? Quoi ? Comment ?
-Je vous demandais l'autorisation d'aller chercher un peu d'eau Amiral... c'est qu'on crève de chaud même la nuit dans ce foutu désert.
-Oui oui, faites. Mais soyez discrets.
-Bien sur Amiral. J'ai repéré un puits à l'extérieur de la ville, pas besoin de réveiller les cogneurs..."

Galwyn hoche la tête et reporte son attention sur les hommes chargeant le navire.

... Une vingtaine de minutes plus tard, après avoir brisé tous les pieux qui cerclaient le Portvaillant et avoir amarré solidement le navire à de lourdes cordes, Galwyn se retrouvait à ramer dans un canot en direction de la Revanche de Tiffin qui patientait à quelques mètres de la plage. Les cordes furent rapidement attachées à la poupe, tout en restant assez lâche pour que le Portvaillant soit tracté par la Revanche sans venir s'écraser contre elle. C'était malheureux, mais pour l'heure, l'Amiral n'avait pas assez d'hommes disponibles pour manœuvrer les deux navires en même temps... Aussi, autant habituer le Capitaine Leezan à son vaisseaux et tracter le Portvaillant remit à neuf... de toute façon, Galwyn ne faisait pas confiance aux ingénieurs et ouvriers gobelins -il ne faisait même confiance à aucun gobelin tout court en fait- qui avaient réparé son précieux galion à trois mâts. Il n'aurait pas été étonné outre-mesure que le navire coule à pic une fois remit à l'eau... mais tant pis : il était plus que temps de quitter Tanaris, ils y avaient perdu assez de temps comme ça.

Les voiles furent déployées au maximum, l'ancre complètement levée, les canons sortis et tenus prêts au cas où, le capitaine était prêt à virer de bord... et l'on partit. Galwyn observait le Portvaillant avec anxiété. L'énorme galion glissa lentement sur les quelques mètres de sable qui le séparaient de l'eau sans apparemment subir de dégâts... et il continua de glisser sur l'eau calme de la baie plongée dans la nuit !

Le vacarme avait été monstrueux et toute la ville était déjà entrain de s'amasser sur le quai, les armes à la main, craignant une attaque des pirates... et tout ce qu'ils firent furent deux vaisseaux attachés l'un à l'autre qui s'éloignaient lentement. Reconnaissant les vaisseaux de la Compagnie des Terres Orientales, la majorité des habitants repartirent simplement se coucher avec une profonde exaspération. Seuls restèrent sur le port quelques gobelins qui hurlaient qu'ils exigeaient des remboursement pour les échafaudages effondrés, des taxes de départ pour avoir quitté le port, des dédommagement pour les avoir réveillés en pleine nuit... Galwyn les entendait mais ne les écoutait ni ne les regardait plus depuis un moment déjà, souriant avec satisfaction.

Dans la nuit, on put entendre quelqu'un siffloter une vieille contine populaire sur un des deux navires qui se suivaient de prêt...

"À, à, à la queu-leuleu... "

_________________
"Par les oreilles de l'Amiral Proodmore, je jure sur ma moustache que Kalimdor sera à l'Alliance aussi sûrement que Lord Anderson est une lavette !"


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MessagePosté le: Dim 21 Aoû - 12:37 (2011)    Sujet du message: Publicité

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